Dans les caves du royaume

Les ateliers de confection clandestins

En Belgique, comme dans tous les pays européens, certains secteurs économiques sont devenus pratiquement dépendants des emplois clandestins. Pour satisfaire la demande constante destinée à alimenter une gigantesque économie souterraine, quantité de travailleurs de l’ombre sont la proie de réseaux criminels qui ont fait du trafic et de la traite des personnes un énorme fond de commerce. L’offre intarissable qu’ils proposent s’adresse en priorité aux secteurs les plus gourmands en main d’œuvre illégale. C’est le cas de la confection. Confection clandestine s’entend, dont les ateliers bruxellois du triangle ou ceux, anversois, de la Falconplein, sont plus aptes que les fabriques chinoises, bengalies, indiennes ou pakistanaises, à répondre de façon rapide et souple à la demande locale. Et pour cause : leur mode de fonctionnement est semblable (parfois pire) à celui de leurs pendants asiatiques, à cette différence près qu’il est pratiqué au cœur de l’Europe, au mépris de toutes les législations en vigueur.