Les naufragés de Téteghem

Des dizaines de migrants clandestins survivent dans le froid et la boue au milieu des bois entre Dunkerque et la frontière belge

Jusqu’il y a peu encore, ils étaient près de deux cents migrants clandestins sur le campement improvisé de Téteghem, une commune de la banlieue dunkerquoise située entre Calais et les ports belges d’Ostende et de Zeebrugge. Craignant un afflux toujours plus massif de candidats à l’exil vers l’Angleterre, le maire de la localité a fait évacuer l’endroit manu militari. Les Vietnamiens, Irakiens, Iraniens, Afghans, Somaliens et autres Palestiniens, parmi lesquels des femmes et quelques enfants en bas âge, se sont pour la plupart dispersés dans la nature où ils n’ont d’autre choix que de s’en remettre à leurs passeurs. Depuis deux ans, le lac de Téteghem et les bois alentour constituent une nouvelle étape sur les routes encombrées du trafic international d’êtres humains. La Belgique toute proche figure également sur les itinéraires des migrants et des trafiquants.

Notre reportage au format pdf : Article-PMB-teteghem