Les forçats du foot

L’existence d’un phénomène de trafic et de traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, généré et alimenté par les rendez-vous footballistiques planétaires, est bien connu. La dernière Coupe du Monde en Afrique du Sud l’a de nouveau illustré et l’on s’attend à ce qu’il se reproduise à l’occasion de la Coupe d’Europe 2012 organisée conjointement par la Pologne et l’Ukraine.

Ceci étant, le milieu du football cache également une autre forme de servitude : l’exploitation sportive de jeunes joueurs. Ce phénomène opaque et méconnu touche principalement les footballeurs mineurs d’âge, originaires d’Afrique et d’Amérique du Sud, acheminés en Europe par de prétendus managers le plus souvent non reconnus par la FIFA.

Il est malheureusement trop facile pour ces jeunes joueurs de se laisser séduire par les sirènes du football européen. Attirés par les promesses de recruteurs, les adolescents quittent leur famille et leur pays pour aller faire « carrière ». Mais beaucoup restent sur la touche et se retrouvent abandonnés à un sort peu enviable.

Peu de pays européens se sont sérieusement penchés sur ce commerce lucratif du ballon rond. En juin 2009, la France a tout de même tenté d’initier le débat en réunissant différents acteurs de terrain : l’association FOOT SOLIDAIRE (www.footsolidaire.org), la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et la Fédération Française de Football (FFF)[1]. Les résultats concrets de cette mobilisation demeurent assez mitigés.

Ailleurs en Europe, nombreux sont les intervenants qui continuent d’exprimer leur volonté d’éradiquer d’urgence le problème. Mais qu’en est-il dans la pratique ?

A lire prochainement notre enquête exclusive.

[1] Table ronde du 9 juin 2009 organisée par les associations Culture Foot Solidaire, France terre d’asile et Sport Citoyenneté avec la participation de la FFF et du Directeur des relations internationales de la Fifa.

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