Les enfants du trottoir

Tragédie en mode mineur

Plus de deux mille mineurs (chiffre officiel) d’origine étrangère arrivent chaque année en Belgique. Venus seuls ou acheminés par des réseaux, nombre d’entre eux basculent dans diverses formes de délinquance : prostitution, trafic de drogue, mendicité organisée, criminalité itinérante. On les retrouve dans la rue, victimes de l’indifférence et de ceux qui les exploitent.

La Roumanie est l’un des pays d’où partent des filières de traite d’enfants à destination de la Belgique. Selon les estimations, 250 000 à 350 000 mineurs roumains vivent dans des milieux familiaux déstructurés et précarisés à l’extrême ; parfois livrés à eux-mêmes, leurs parents ayant émigré en Europe de l’Ouest pour trouver meilleure fortune. Ces situations en font des victimes toutes désignées: l’isolement, la pauvreté, l’exclusion sociale et l’ignorance des risques liés à la migration sont les mamelles du trafic et de la traite.

Cette masse de mineurs vulnérables constitue un réservoir sans fond pour tous ceux qui souhaitent en tirer profit, qu’il s’agisse de simples individus, de familles et aussi de groupes criminels.

A lire : notre reportage-enquête en Belgique (volet 1, volet 2) et en Roumanie.