Qui sommes nous ?

Avec des immigrants clandestins dans un bois de Teteghem (Calais) avant leur tentative de passage vers Angleterre.

Jean-Yves Tistaert a enquêté pendant plus de dix ans à Bruxelles-Capitale comme inspecteur social spécialisé dans la main-d’œuvre étrangère liée à l’immigration issue de pays non membres de l’Union européenne. Son approche analytique et pluridisciplinaire de terrain a fait de lui une personne ressource, reconnue dans cette matière et les phénomènes qui s’y rattachent, tels le trafic et la traite des êtres humains, le crime organisé et le renseignement. Il a également été responsable d’une Task Force d’enquêtes et de recherches au sein d’un service de police administrative. Depuis, à titre individuel ou en qualité de consultant-expert (ponctuellement pour la Fondation d’utilité publique « Samilia » (www.samilia.org), il poursuit son travail de recherche et d’analyse dans ces divers domaines. Son activité sert, notamment, à l’aboutissement des enquêtes relayées par MDM (Meilleurs Des Mondes). Depuis fin 2014, il s’intéresse de près au phénomène du trafic de migrants en Méditerranée.

Frédéric Loore est journaliste indépendant et collaborateur de Paris Match. Spécialisé dans l’investigation et les reportages d’immersion au long cours, ses articles ont été publiés dans de nombreux journaux et magazines belges et étrangers. Auteur de multiples écrits sur le phénomène de la traite des êtres humains, il est quadruple lauréat (2010-2011-2012-2014) du Fonds pour le journalisme en Belgique francophone. Le soutien ainsi apporté à son travail d’enquête a donné lieu à plusieurs grands reportages. Ceux consacrés au trafic de mineurs d’âge entre la Roumanie et la Belgique, ainsi qu’à l’exploitation des jeunes joueurs de football africains ayant abouti à l’écriture de « Marque ou crève » aux Éditions Avant-Propos, ont été respectivement récompensés par le prix international de journalisme Lorenzo Natali 2011, décerné par la Commission européenne, et par le prix de journalisme 2013 du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L’un et l’autre sont co-auteurs du livre « Belgique en sous-sol. Immigration, traite et crime organisé », publié aux Editions Racine en 2007. Cet ouvrage a été sélectionné pour l’attribution du Prix du livre politique 2008 de la Communauté française de Belgique. Tous deux sont régulièrement sollicités pour intervenir dans des colloques et des conférences-débats sur le thème de la traite et du trafic de personnes. Ils sont lauréats 2015 d’une bourse du Fonds européen pour le journalisme, obtenue pour poursuivre un travail d’enquête en lien avec une nouvelle thématique liée au trafic international d’êtres humains.

« Belgique en sous-sol. Immigration, traite et crime organisé », publié aux Editions Racine en 2007.

Philosophie du site le Meilleur des Mondes (MDM)

Une société organisée suivant un modèle de castes, dans laquelle des individus appartenant aux sous-groupes de la hiérarchie sociale sont conditionnés pour être mis au service des dominants, existe-t-elle ailleurs que dans l’univers cauchemardesque du « Meilleur des mondes », chef-d’œuvre de la littérature d’anticipation imaginé par Aldous Huxley ?

La réponse est oui. A la différence de ce qui se produit dans la contre-utopie de Huxley, cette société ne fabrique pas en série des êtres rendus génétiquement inférieurs et programmés pour remplir des fonctions utiles à ceux qui composent l’élite dirigeante. Mais cette société réduit tout de même une partie de ses membres, en principe égaux à leurs semblables en dignité et en droits, à la servitude sous différentes formes : prostitution, travail forcé, mendicité organisée, criminalité itinérante, trafic d’organes, exploitation économique, pédo-pornographie, etc. Autant de facettes d’un esclavage moderne profitable d’une manière ou d’une autre à ceux qui l’organisent comme à ceux qui le tolèrent.

Cette société, c’est la nôtre.

Sous l’effet conjugué de la mondialisation, des flux migratoires et de l’hégémonie du crime organisé, le trafic et la traite des êtres humains sont devenus des fléaux planétaires. Le « Meilleur des mondes » (MDM) se veut un observatoire permanent de ces phénomènes en constante évolution. Indépendant, non confessionnel et apolitique, MDM se donne pour mission de suivre cette évolution au plus près, de l’analyser et de la décrypter.

MDM est un outil démocratique au service de l’information des citoyens et des élus, des journalistes et des chercheurs, des associations d’aide aux victimes, des ONG et des acteurs du monde de la justice.

Des enquêtes exclusives, des reportages de terrain, des témoignages de première main, des rencontres inédites, une documentation fournie et des archives abondantes sont nos clés pour comprendre et nos armes pour combattre.